samedi 10 juin 2017

Pesto de fanes de carottes

Nous les attendions de pied ferme mais tout finit par arriver ! Depuis la semaine dernière, notre panier hebdomadaire a toutes les nuances de vert, avec ses beaux légumes tout frais et bien croquants ! Ce matin, l'AMAP participait aux manifestations du Printemps Bio en Touraine et nous avions décidé de partager quelques tartinades. (Souvenez-vous des rillettes de lentilles aux noix, on tartine beaucoup dans cette AMAP !) Le pesto de fanes de carottes a eu son petit succès et je devais en parler ici depuis longtemps. C'est une alternative  sympathique au pesto classique à base de basilic et pignons.
Comme tout pesto, vous le tartinerez  sur des toasts à l'apéritif, le mélangerez à des pâtes, garnirez un fond de tarte aux légumes ou le glisserez sur des pizzettes avec fromage de chèvre ou mozzarella (ou encore des fouées bien chaudes pour ceux qui connaissent !) J'ai choisi d'y ajouter des noisettes mais il ne tient qu'à vous d'utiliser un autre fruit à coque (ou graines de tournesol, de courge...). Le pesto, mélange d'herbes, d'oléagineux et fromage sec, peut se décliner à l'envie, et être plus ou moins épais selon l'utilisation que vous en ferez. Les fanes de radis se prêtent aussi merveilleusement à cette utilisation à condition d'utiliser les fanes de jeunes radis.

Ingrédients :
100 g de fanes de carottes,
20 noisettes, 
2 gousses d'ail,
40 g de parmesan,
8 c. à soupe d'huile d'olive,
  fleur de sel.

Lavez soigneusement les fanes de carottes et épongez les. Retirez les tiges principales.
Déposez les fanes  dans le bol de votre robot. Donnez quelques impulsions puis ajoutez l'ail dégermé, le parmesan râpé et les noisettes. Mixez par à coup en ajoutant  l'huile d'olive petit à petit. Continuez jusqu'à ce que vous obteniez la consistance désirée.
Ajoutez une belle pincée de fleur de sel (attention car le parmesan est déjà salé).
N'hésitez pas à congeler ce pesto en petites quantités. Vous le ressortirez avec bonheur le moment voulu.





mercredi 19 avril 2017

Risotto à l'ail des ours

L'ail des ours ! Ainsi nommé car il sort de terre en même temps que l'ours de sa caverne ! Il y a encore trois ans, je n'avais encore jamais mangé d'ail des ours (allium ursinum de son petit nom, aussi appelé ail des bois ou ail sauvage). Je n'en ai toujours pas trouvé autour de chez moi (mais je ne désespère pas !) alors j'ai fini par le planter dans un coin ombragé et humide du jardin et il semble bien s'y plaire car il s'est vite propagé. J'attendais et guettais sa venue depuis la fin de l'hiver ! Si l'an dernier, je n'ai pu réaliser qu'un petit bocal de pesto, cette année nous nous sommes régalés de plusieurs plats que je partagerai avec vous dès que je le pourrai. Pour commencer voici un risotto absolument délicieux. Ni mascarpone, ni crème fraîche pour la touche finale mais un yaourt de brebis bien crémeux.Voilà un plat délicieux et idéal pour purifier l'organisme au printemps !
 
Ingrédients :
250 g de riz pour risotto (arborio ou carnaroli),
un gros bouquet d'ail des ours,
10 cl de vin blanc sec,
75 cl de bouillon de légumes,
40 g de parmesan râpé,
1 yaourt de brebis,
1 oignon,
jus de citron,
sel, poivre,
huile d'olive.

 Epluchez l'oignon et hachez-le. 
Faites-le blondir dans une sauteuse avec une cuillerée à soupe d'huile d'olive. 
Ajoutez le riz et faites-le revenir quelques minutes jusqu'à ce qu'il devienne translucide.
Versez le vin blanc, mélangez. 
Lorsque le riz a absorbé le vin, ajoutez  progressivement le bouillon chaud en remuant souvent jusqu'à ce que le riz soit cuit mais encore un peu ferme. 
Cela prend environ 20 mn.
Pendant ce temps, coupez fin les feuilles d'ail des ours. Mélangez-les au riz en fin de cuisson ainsi que le parmesan râpé et le yaourt de brebis.
Salez, poivrez et ajoutez quelques gouttes de jus de citron si vous aimez. Servez aussitôt accompagné de quelques pignons de pin grillés et copeaux de parmesan.

Vous pourrez enrichir ce risotto avec des asperges vertes revenues à la poêle ou quelques 
crevettes si cela vous tente.
 


dimanche 12 mars 2017

Pudding d'avoine aux pommes

Il nous reste de nombreuses pommes tombées à l'automne que je dois régulièrement trier à cette période. Trier les pommes avariées, mettre de côté celles qui doivent être utilisées rapidement, refaire les cagettes avec celles qui pourront attendre, n'a rien de déplaisant bien au contraire !
Petite, j'observais déjà ma grand-mère trier les pommes sans savoir que je reproduirais ses gestes des années plus tard.  Meurtries, ridées, cabossées, non calibrées, parfois desséchées, mais saines et sans traitements, ces pommes n'ont rien à envier à leurs lointaines cousines de supermarché.

 Elles finissent immanquablement en compotes de toutes sortes,  mais aussi dans ce délicieux dessert que nous nommons  "le gâteau canadien", allez savoir pourquoi, sans doute parce qu'il contient des flocons (pour des raisons de référencement, je l'ai appelé "pudding d'avoine aux pommes") ! Un dessert léger qui se mange à n'importe quelle heure de la journée, en brunch, pour le goûter ou repas complet pour le dimanche soir. Un dessert que je réalise bien une douzaine de fois par an , dont on ne se lasse pas et qui reste un incontournable à la maison.
Chaque famille a ses classiques ! Pour qu'une recette mérite cet honneur, elle doit être simple, rapide, et demander peu d'ingrédients.
Je vous ai déjà présenté plusieurs de nos recettes  fétiches, celles qui sont écrites sur LE CAHIER de cuisine couvert de tâches à force de servir ! Pour les recettes de saison, la fameuse tarte meringuée à la rhubarbe et le riz au lait au four en font partie. Rien d'exceptionnel, seulement de l'INDISPENSABLE !


Ingrédients :
5 pommes 
100 g de flocons d'avoine,
130 g de sucre de canne,
80 g de raisins secs, 
3/4 de litre de lait,
1/2 citron,
4 oeufs,
50 g d'amandes effilées,
1 c. à c. de cannelle en poudre.
Faites blondir les flocons d'avoine étalés sur la plaque du four.
Versez-les dans un saladier avec les raisins et le lait tiède.
 Ajoutez le sucre, les pommes coupées en petits cubes, le zeste de citron râpé et la cannelle en poudre. Terminez avec les oeufs battus en omelette. Mélangez bien le tout.
Beurrez et remplissez un moule à manqué. 
Répartissez les amandes effilées sur la préparation.
 Glissez au four une petite heure, à four modéré.

Astuce : j'utilise souvent en guise de flocons du granola maison ou des mélanges déjà toastés contenant de nombreux fruits secs, achetés en magasin bio, ce qui peut gagner du temps.

dimanche 19 février 2017

Taboulé de chou-fleur à l'orange

Décidément, je n'en sors pas ! Après les rillettes sans viande, le gâteau sans farine, voilà le taboulé sans semoule...
Le chou-fleur de notre panier était tellement beau, immaculé, si frais, si ferme que je n'ai pas voulu le cuire. Nous l'avons donc mangé râpé, accommodé comme je le fais habituellement pour le chou rouge, avec oranges et fruits secs. Le terme de "taboulé", sans doute inapproprié mais d'usage actuellement,  vient de la ressemblance entre les petits grains de chou-fleur, bien croquants et les grains de semoule. Peu importe, voici un hors-d'oeuvre très frais, rapide, vitaminé, et qui devrait plaire à tous !


Ingrédients : 
1 petit chou-fleur,
4 oranges,
120 g de fruits secs en mélange (raisins secs, abricots secs, cranberries),
1 petit oignon rouge,
1 citron,
2 c. à soupe d'huile d'olive,
1 grosse pincée de fleur de sel,
un bouquet de persil.

Séparez les bouquets de chou-fleur et râpez-les à l'aide d'une grosse râpe afin d'obtenir une semoule grossière. Versez dans un saladier.
Pelez les oranges à vif, retirez bien tout le blanc cotonneux et coupez les quartiers en petits morceaux.
Pelez et hachez l'oignon rouge. Mélangez les grains de chou-fleur, les oranges et l'oignon. 
Ajoutez les fruits secs.
Terminez avec le  persil haché, le jus de citron pressé, l'huile d'olive et la fleur de sel.
Laissez reposer au frais comme vous le feriez avec un "vrai" taboulé.
                                                                             Et c'est tout !
 

jeudi 16 février 2017

Fondant au chocolat (et aux... lentilles)

Des rillettes sans viande ? Un fondant au chocolat et aux lentilles ? Décidément, rien ne va plus ! Voilà le gâteau qui a suivi les rillettes. Je fais toujours cuire une plus grande quantité de lentilles que nécessaire car elles finissent immanquablement en salade ou en fondant ! Je réalise ce gâteau depuis la sortie du livre de Marie Chioca  "Céréales originales et savoureuses légumineuses". Il a la texture d'un fondant aux marrons mais ce sont les lentilles qui donnent cette consistance épaisse et dense. Avec le temps, j'ai adapté la recette à nos goûts, diminué la quantité de chocolat, augmenté la quantité de lentilles, remplacé le sirop d'agave par du sucre... . Dernièrement, j'ai aussi remplacé le beurre par de la purée de noisettes, UN REGAL !
Pour la recette de base, si vous n'avez pas le livre de Marie, je vous renvoie chez Audrey qui en a  fait un article et a suivi la recette à la lettre.
Vous n'êtes pas prêts d'oublier ce fondant qui en bluffera plus d'un. Il a aussi le gros avantage d'être sans gluten, avis aux intolérants. Alors, la prochaine fois que vous ferez cuire des lentilles (sans assaisonnement), pesez une petite quantité que vous congelez ou mettez de côté, vous ne le regretterez pas...

 Ingrédients : 
230 g de lentilles vertes cuites,
200 g de chocolat noir à 64%,
100 g de purée de noisettes (ou de beurre),
120 g de sucre,
1 oeuf entier,
3 oeufs (blancs et jaunes séparés),
1 c. à c. d'extrait naturel de vanille

Préchauffez le four à 180°C (th.6).
Dans un petit saladier, fouettez l'oeuf entier, les 3 jaunes et le sucre jusqu'à blanchiment. Réservez.
Faites fondre dans une casserole le beurre et le chocolat cassé en morceaux.
Ajoutez les lentilles cuites. Transférez dans le bol du robot le mélange oeufs-sucre et le mélange au chocolat. Mixer jusqu'à l'obtention d'une consistance bien lisse.
Battez les blancs en neige ferme avec une pincée de sel et incorporez-les à la préparation.
Versez dans un petit moule à manqué de 20 cm de diamètre et enfournez pour 30 minutes. Laissez totalement refroidir au frais avant de servir. Ce fondant est meilleur après plusieurs heures voir le lendemain.

dimanche 29 janvier 2017

Rillettes végétales aux lentilles et noix

Pas de cochon dans ces rillettes, ni canard, ni volaille d'aucune sorte d'ailleurs ! Non ! Vraiment rien d'animal ! 
Ce pot de rillettes c'est l'histoire d'une bonne recette trouvée ici, réalisée avec les lentilles de Vincent, les noix d'un voisin,  les carottes semées par Marie-Laure, récoltées par Florent et puis... LE ... PAIN.. de Sylvain. C'est l'histoire d'un aliment savoureux, remarquable par ses qualités nutritives, riche en protéines végétales et en acides gras oméga 3. Et puis c'est l'histoire d'une bande de copains gourmets qui rivalisent d'originalité, d'ingéniosité et de créativité pour utiliser les légumes du panier de notre AMAP.
Hier soir lors de l'Assemblée Générale, afin d'accompagner le pain de Sylvain, notre paysan-boulanger-philosophe, j'avais apporté quelques tartinades dont l'houmos de betteraves que je vous ai déjà proposé et ces rillettes de lentilles. Elles ont été plébiscitées, alors comme promis, je m'empresse de livrer la recette. Une fois de plus, rien de bien compliqué, peu d'ingrédients, mais tous de première qualité !
Et MERCI à ma fille chérie pour ce petit bol réalisé avec de l'argile de La Borne, son premier objet tourné et offert à Noël !

Ingrédients :
220 g de lentilles vertes cuites
85 g de cerneaux de noix décortiqués
1 gros oignon
2 c. à s. de tamari
2 c. à s. de jus de citron
2 c. à s. d'huile d'olive
sel, poivre, piment d'Espelette

Faites torréfier les noix quelques minutes au four th. 7 (200°c)
 Epluchez et émincez finement l'oignon (de façon à obtenir de longues lanières pour une texture rillettes). Faites revenir ces lanières dans l'huile d'olive jusqu'à caramélisation.
Mettez tous les ingrédients dans le bot du robot et mélangez, sans trop insister. Si le mélange est trop sec, ajoutez un peu d'eau de cuisson des lentilles. 
Ces rillettes peuvent se servir tièdes (si les lentilles viennent d'être cuites) ou froides, tartinées sur un bon pain, des crackers ou en dip avec des bâtonnets de crudités.
 





mardi 22 novembre 2016

Gâteau pomme-rhubarbe en croûte craquante

 J'avais repéré ce gâteau aux pommes chez Manue. "Tuerie intergalactique, hyper moelleux, humide ... avec une croûte craquante qui fait toute la différence..." Comment résister ? Il ne m'en a pas fallu davantage pour l'essayer, et le refaire, le refaire, encore et encore ! Tout ce que j'aime ! Ce gâteau si simple avec les ingrédients du placard est devenu un classique. Je vous le présente ici avec de la rhubarbe, dont l'acidité se marie si bien avec pomme et vanille. J'ai seulement modifié la quantité de beurre (150 g au lieu de 200 g mais du beurre salé !) et ajouté un peu de sucre dans la pâte  à cause de la rhubarbe. Si vous préférez une version sans rhubarbe, deux belles pommes suffisent.

Ingrédients : 
150 g de farine,
1 cuillère à café de levure,
130 g de sucre de canne (+50 g pour la croûte)
150 g de beurre mou 1/2 sel,
1/4 de cuillère à café de sel,
la pulpe d'une gousse de vanille,
2 oeufs,
1 yaourt grec,
1 belle pomme pelée et coupée en tranches fines,
1 tige de rhubarbe (200 g environ) pelée et coupée en petits morceaux.

Préchauffez le four à 180°c.
Dans un bol, mélangez la farine, la levure et le sel.
Dans un autre bol, fouettez le beurre avec le sucre et la pulpe de vanille jusqu'à obtenir une consistance légère.
Ajoutez les oeufs un à un puis alternativement la farine et le yaourt.
Incorporez les tranches de pommes et les morceaux de rhubarbe et versez le tout dans un moule de 20 cm de diamètre beurré et fariné.
Saupoudrez de sucre et enfournez pour 50 minutes. Le gâteau doit être doré.
 Ne faites pas comme moi lors de mon premier essai, ne conservez pas ce gâteau sous cloche, car l'humidité lui fait perdre sa délicieuse croûte.